Soo over.

Et voilà plus d’un mois que je suis rentrée en France.

L’euphorie du retour a vite laissé place à la nostalgie. Le retour faisait partie du deal, du package de la troisième année. Toujours est-il que l’on s’imagine le retour comme étant plus facile, plus simple, moins douloureux. En fait non, c’est pareil, la même chose encore. Il faut faire tenir un an dans quelques valises de quelques kg et c’est encore une fois un déchirement de quitter sa maison. Après tout après un an c’est devenu la maison. Et heureusement que j’ai réussi à faire de Seattle ma maison, ma ville et de UW mon université. J’en suis fière même de m’être adaptée si bien à ce nouvel environnement qui n’était plus nouveau après seulement quelques mois. Il m’a fallu un an pour faire de Seattle ma maison et c’est alors que je dois partir. Ca faisait partie du deal, du package.

Et me voilà à penser que si c’est une opportunité merveilleuse, ce deal est salaud. Rentrer ou partir à nouveau c’est difficile, c’est comme partir au départ. Sauf que l’excitation n’est plus sur la nouveauté mais plutôt sur le fait de retrouver ce qui est resté en France : la famille, les amis, les vieilles habitudes, la nourriture… Mais rien n’est réellement pareil et quelque part c’est mieux. Plutôt que de retrouver de vieilles relations ou de vieilles habitudes, ce sont des relations renouvelées et des habitudes renouvelées que l’on retrouve. Et ce qui me paraissait encore nouveau il y a si peu me semble maintenant appartenir à un temps résolu. Le temps Seattleite est bel et bien révolu. Il subsiste évidemment dans ma mémoire, dans les objets matériels que j’ai ramenés mais il n’est plus mon présent. Et il n’y a pas de retour à une ancienne vie : c’est une vie renouvelée puisque tout ce que j’ai vécu depuis mon départ il y a presque un an modifie ma perception des choses, modifie mon comportement. Il ne s’agit donc pas de retrouver de vieilles habitudes mais bel et bien d’un changement radical encore une fois.

Alors voilà : je suis rentrée. Ce ne fut pas facile de quitter Seattle, serais-je bien restée ? Probablement oui mais la question ne se posait pas, alors je ne me la suis pas posée.

Soyons pragmatiques : le deal c’est de partir et de rentrer/re-partir. Une parenthèse somme toute. Sans transition. De même qu’il n’y a pas eu de ‘milieu’ de Paris à Seattle, il n’y a pas de milieu de Seattle à Paris. Pas de transition ou une légère transition : le déménagement et faire ses valises. Entre Seattle et Paris : 11h de vol et sa vie est soudainement radicalement différente.

Alors que vais-je garder ? De merveilleux souvenirs évidemment, de merveilleuses retrouvailles aussi, le souvenir des moments difficiles – puisqu’il ne faut pas non plus idéaliser une année qui n’a pas toujours été facile. Et je vais prendre le meilleur des deux cultures, en faire un mix, faire le tri dans mon esprit, garder tout ce qui m’a fait grandir de cette expérience, essayer de ne rien oublier et créer de nouveaux souvenirs, dans une nouvelle ère, une nouvelle année.

Un an ce n’est pas grand-chose à l’échelle d’une vie. Quand on a 20 ans, un an c’est en fait beaucoup. Si c’était à refaire, je recommencerai malgré les moments difficiles, malgré les départs difficiles et les arrivées tout aussi difficiles.

En avant toute, de nouveau à Paris et je vais m’y faire. Et ce sera bien parce qu’il est inutile de vivre dans ce qui appartient désormais au passé et de se miner sur les éléments différents de ce nouvel-ancien environnement. Une nouvelle adaptation est nécessaire. Et c’est tant mieux quelque part, même si c’est dur.

Une année merveilleuse se termine, mais c’est pour en commencer un nouvelle et il n’y a pas de raisons évidentes pour lesquelles cette année qui s’annonce serait moins merveilleuse. Tout est une question de point de vue.

Je ferme donc la parenthèse ouverte il y a un an, je vais m’installer à Paris, fêter enfin mes 21ans et ouvrir un nouveau chapitre.

Merci à vous lecteurs de mon blog, merci à tous vos petits messages qui font chaud au cœur lorsque l’on est loin de tout ce avec quoi/qui on a vécu pendant 20ans.

Une dernière photo pour la route…

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Etape ultime: Zion NP.

Ahhh la dernière étape avant de retourner à Las Vegas! Ça commence à sentir la fin de voyage.

On décolle un poil trop tôt ce matin : on pensait que la route serait plus longue. On y arrive vers 10h et ça tombe bien, c’est l’heure du petit déj ! On se pose donc dans un Coffee Shop pour manger un breakfast burrito (yuuuuummi !) avec un « grande soy lattè w/ extra shot » (la base de mon année, il fallait quand même que je vous donne l’expression exacte une fois au moins dans ce blog). On se régale. Mais il fait chaud. Très chaud. Très très chaud. Très très très chaud même. Il n’y a rien à faire, il fait environ 45° (voire plus).

On décide donc de passe au visitor center, histoire de se mettre au courant de ce qu’il y a à faire dans le coin quand il fait si chaud (à savoir de 10h à 18h) puisqu’il est de toute évidence hors de question de partir en rando. On va donc au cinéma voir un film un peu nul sur Zion et comment le canyon a été exploré. Mouais, pas la peine d’y aller. Mais il faisait frais ! Aux heures fraîches (quand la température est redescendue à 35°) nous allons voir les Emerald Pools, qui sont des cascades. Il n’y a pas beaucoup d’eau mais la marche est sympa ! On se fait attaquer par des mouches qui piquent, on finit la rando en courant et ça nous amène à la conclusion suivante : on a mérité une bonne grosse pizza !

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Le lendemain, lever tôt pour aller à Weeping Rock et randonner sur le « Hidden canyon Trail ». Il y a donc un canyon caché. Ce trail est en fait un premier test. Il est déconseillé aux presonnes souffrant de vertige et une partie du trail est au bord de la falaise (à 400m au dessus du sol) et l’on doit marcher cramponnées à des chaînes. Ça se fait bien, c’est marrant, on est seules et on se sent l’âme d’Indiana Jones dans le désert. On adore !

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On rentre vers 11h au camping. Encore une fois: impossible de randonner. Il fait presque 50°C, la chaleur est écrasante, pas même une brise chaude pour rafraîchir l’atmosphère. On se décide donc pour la scenic drive, route qui se ballade dans les coins du parc dans lesquels on ne peut pas randonner. Armée d’optimisme, on s’embarque sur la route, clim à fond. C’est plutôt joli, mais vraiment désertique. On ne croise quasi personne sur la route. C’est avec stupeur que l’on regarde a température indiquée sur le tableau de bord de la voiture grimper, grimper et encore grimper jusqu’à battre les records de chaleur du mois… Oui, on a atteint 50°C et on est bien contente d’être au frais dans la voiture. Tout allait donc bien jusqu’à ce que l’on remarque ce petit voyant clignotant sur le tableau de bord… Mais siiii, vous savez, celui qui indique que le niveau d’essence est un peu trop bas! Pas le temps de continuer jusqu’au point de vue, demi-tour toute et nous rentrons au camping! On se ballade donc dans la ville de Springdale au milieu du parc en quête d’une douche – que l’on ne trouve pas. C’est pas grave, ce n’est pas compliqué: il fait 50°C et on randonne le matin mais à part ça y a pas de douches. Il y a une rivière, alors ça fait le taf!

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Ce matin, lever relativement tôt encore pour une fois pour randonner dans les fameux Narrows. C’est une randonnée originale puisque l’on a les pieds dans l’eau du début à la fin. On remonte la rivière qui a creusé le canyon au fond du canyon donc. Une rivière plutôt calme (même s’il y a du courant parfois) au fond d’un canyon étroit (environ 7m de large par moments) entourées par environ 200m de falaise de chaque côté. C’est magnifique, original, on adore et on adhère!!!

Encore une fois, tout allait bien jusqu’à ce qu’on entende des bruits bizarres dans la roche et que l’on se souvienne que lorsque la roche craque ça fait un bruit de tonnerre et ça veut dire en gros qu’elle est susceptible de nous tomber dessus. RASSURANT. On continue, on brave le danger. Et ça allait encore bien jusqu’à ce qu’on entende le tonnerre, le vrai cette fois. TOUT VA BIEN, on a les pieds dans une rivière qui creuse des canyons (et à la vue des canyons, on se dit bien qu’elle ne doit pas toujours être calme), autour de nous 200m de falaise absolument lisse. ON TRAAAAAAAAAAAAAACE!!! En plus, on se souvient bien des explications des rangers sur les ‘flashfloods’ (inondations flash): la rivière peut très vite de transformer en vague de 7m qui emporte tout sur son passage. Nous retournons donc fissa à l’arrêt de la navette et nous ne sommes pleinement rassurées que lorsque nous y arrivons enfin. Petit passage au visitor center, juste pour vérifier que nous ne sommes pas complètements barges et que le tonnerre quand on a les pieds dans un rivière au milieu d’un canyon c’est un peu dangereux… Le panneau indique alors: « Flashfloods expectations: likely ». Le panneau indique en gros que c’est effectivement très probable que dans la fin de journée une inondation flash ait lieu. Ouais… Bah on va quand même se baigner dans la rivière (mais plus du tout entourées par des falaises cette fois). Qui dit randonnée les pieds dans l’eau dans les cailloux glissant avec un peu courant… dit risque de chute possible le sac à dos dans l’eau. Donc nous n’avons pas pris d’appareils photos et heureusement puisque je me suis pris quelques belles gamelles.

Le lendemain, c’est le grand jour. Angel’s landing trail. Marina et moi nous lançons sur le trail le plus spectaculaire de Zion NP, déconseillé aux gens qui ont le vertige et n’ont pas une bonne condition physique. LET’S GO.

On monte, on monte et on remonte. Ouf, nous parties tôt et il fait encore relativement frais (une bonne trentaine de degrés). C’est après être beaucoup montées que l’on aperçoit la partie dite ‘difficile’. Une crête. Du vide à droite. Du vide à gauche. 600m des deux côtés. Gloops.

Marina se lance, je reste sur le petit promontoire précédent la partie ‘difficile’ de la rando. Alors pendant que Marina affronte la nature, je papote avec les gens qui passent. C’est un très bon spot. La plupart des gens s’arrêtent et réfléchissent à deux fois avant de se lancer sur la crête. D’autre y vont tête baissée, sans se poser de question et d’autres prennent peur rien que de voir là où va le ‘trail’. En réalité, il n’y a plus réellement de trail mais des chaînes accrochées à la roche auxquelles il faut se cramponner pour ne pas glisser sur la roche striée. J’observe aussi tous les gens qui en reviennent et ont absolument adoré. Je commence alors à me dire que j’aurais peut-être pu me pousser un peu, repousser la limite et tenter l’ascension plutôt que de ne même pas essayer. En pleine réflexion, je vois alors Marina revenir et me dire: « Bon, c’est jouable sérieusement, tu veux le faire? Je veux bien le refaire moi ». DEAL! Je me lance.

L’ascension se passe très bien. Ce n’est pas si difficile que ça, le tout est de bien regarder où l’on pose ses pieds et d’avoir des appuis sûrs tout en se cramponnant aux chaînes. Je ne regarde pas en bas. Arrivée en haut de la crête, ça se complique: plus de chaînes, juste cette crête en haut de falaises, 600m des deux côtés, rien pour se cramponner…. Là, j’ai peur. Une petite photo au sourire crispé, on profite du panorama et c’est reparti pour la descente! Je croise tous les gens avec qui j’ai papoté qui se sont lancés dans l’ascension et qui me glissent des petits mots d’encouragements… ça devait se voir très très légèrement que je n’étais que très moyennement (voire pas du tout) à l’aise.

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Si si, c’est tout là haut derrière qu’on est allées…6A14007D-F3C5-4394-B8EB-A9B26EEA1394

La descente est bien plus dure. Ne pas regarder en bas n’est pas possible puisqu’il faut regarder ses pieds pour vérifier ses appuis. Ca allait encore bien jusqu’au moment où j’ai glissé et ma glissade d’une trentaine de cm m’a arrêtée juste au bord de la falaise. OK. Je tremble de partout, je viens d’avoir la peur de ma vie, on s’arrête 5min histoire que me genoux veuillent bien se décider à arrêter de trembler. Et on continue. Et ENFIN, on revient sur le vrai trail, celui sans les chaînes, celui sans le vide des deux côtés. Et là on a une patate de dingue: WE DID IT! YAY BABE! Une merveilleuse rando pour finir en beauté de Road Trip.

Retour au camping pour lever le camp… On repart pour Las Vegas. On est toujours euphoriques alors pour se calmer on se décide pour un maxi burger chez Burger King sur la route et on enchaîne pas un gros Oreo Shake à Dairy Queen. On est heureuses de pouvoir prendre ENFIN une douche et de pouvoir manger des trucs frais à nouveau (l’eau qui chauffe dans le sac à dos, ça va un moment mais ça devient vite relou).

Retour à Las Vegas, puis retour à Seattle pour ma toute toute dernière semaine ‘as a Seattleite’. Au programme de la fin de vacances américaines: faire rentrer un an dans trois valises.

Etape 7: Bryce Canyon.

Mettons les choses au clair : Bryce n’est pas un canyon. Oui, je sais, le parc s’appelle Bryce Canyon National Park alors c’est difficile à croire. Mais ce n’est pas un canyon : ce n’est pas une rivière qui a creusé la roche mais les intempéries au fil du temps.

Avant d’arriver à Bryce… nous prenons la Highway 12 : une des routes mythiques des Etats-Unis. Entres forêts et morceaux de désert, le paysage est magnifique. On est enfin presque au frais (il doit faire environ 25°) et nous sommes à 3000m d’altitude par moments.

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En arrivant au parc, on commence par s’installer au camping et mission pique-nique spot. Après le pique-nique, petite randonnée de 4.5km le long du Queens’ Garden et du Navajo Loop. SURPRISE. On ne s’attendait pas à ça. C’est magnifique. D’immenses formations de pierres colorées très friables en colonnes naturelles et des pins qui cherchent la lumière et filent vers le ciel au milieu de ces roches orangées. Nous venons de faire la trail le plus populaire, appelé par les locaux « BEST 3miles hike IN THE WORLD » (la meilleure rando de trois miles du monde). Bon, les locaux le disent mais on vous le confirme, c’était magnifique. Le soir, on se régale au barbecue avant l’extinction des feux… Et dodo.

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QUELLE NUIT !!! Ce n’est pourtant pas une surprise : à 2000m et quelques d’altitude, il fait FROID la nuit. Un froid dont mon duvet et ma polaire ne me protègent absolument pas (et pourtant j’ai superposé les couches). Je me réveille frigorifiées au lever du soleil en polaire. Une fois le soleil levé… short et t-shirt léger sont de rigueur : il fait à nouveau très chaud.

Aujourd’hui, on ne rigole plus : on randonne 12km dans le pays des fées, le Fairyland Trail. Magnifique même si très difficile à cause de la chaleur et de l’irrégularité du chemin et l’alternance constante entre méga montée et méga descente. En bonnes américaines, à la fin du trail nous allons nous chercher 75cl de Coca bien frais (chacune bien sur). On profite du wifi de l’hôtel, on achète le nécessaire à Hot dog maison… et on rentre pour le BBQ hot dog ! Délicieux et au dodo. Cette fois, je ne me fait pas avoir : je dors dans la voiture.

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Etape 6: Capitol Reef.

Etape à l’improviste donc ! On arrive sur place vers 11h après avoir traversé un désert incroyablement lunaire. On a marché sur la lune. C’était bien.

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On arrive dans une ambiance petite maison dans la prairie version mormone. Une petite ferme restaurée comme à l’époque à laquelle les premiers mormons sont venus s’installer ici et une pâtisserie artisanale merveilleuse. On fait donc un goûter mormon en profitant du cadre de verdure (ça faisait très longtemps et on avait presque oublié que l’état normal d’un arbre est d’être en vie).

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La fruit pie (aux fruits rouges pour ma part) est à tomber raide tellement elle est bonne. On décide donc d’aller randonner un peu ensuite. Le temps commence à se gâter, on abrège la rando et on va voir les pétroglyphes, signes dans la roche laissés par les tout premiers habitants de ce parc il y a très longtemps. On se ballade encore un peu en voiture pour voir les différentes curiosités du parc et on rentre au camping. Entre temps, on fait nos blondes finies et on laisse le coffre ouvert pendant tout le trajet en s’étonnant de toute la poussière qui est dans la voiture…. Ce jusqu’au moment où l’on se fait klaxonner. Première réaction : « il a quoi lui ? » Ahhhh mais attends, y a un souci là, la porte du coffre elle est où ? Bah elle est toujours là, on a juste oublié de la fermer. (blondes finies je disais) Et le must, c’est que comme on a fait de la petite route en terre… Bah la voiture est littéralement remplie de sable rouge. Bon, ça tombe bien on avait rien à faire alors en rentrant on vide le coffre, on secoue toutes nos affaires (on en a peut-être perdu quelques-unes en chemin mais bon…) et on re-remplit le coffre.

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Petit barbecue à l’américaine pour finir la journée et DODO, on est ko et une longue route pour rejoindre Bryce Canyon nous attend le lendemain.

Etape 5: Moab.

Après Monument Valley, ses magnifiques panoramas et les petites routes infernales… Nous voilà en fait sur une route tout aussi infernale! Une loooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooogue (très longue) bande d’asphalte au milieu de nulle part mais pas aussi fun que toutes les autres longue bande d’asphaltes (soyons réalistes, nous faisons un road trip). Bref, direction Moab.

On s’arrête tranquillement à la première arche sur notre chemin, un peu surprises de voir ce trou dans la roche d’une grâce aérienne sur le bord de la route, presque comme si de rien n’était. Ca tombe bien puisque la route commence à nous blaser un peu, on pue, on est fatiguées, y a rien à voir et puis on a faim. Résultat logique: pique-nique!

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Et nous voilà très vite arrivées à Moab, ville carrefour entre plusieurs parcs naturels tels que Arches NP, Canyonlands et Dead Horse Point. On craque pour l’hôtel avec piscine… Il fait toujours très chaud, on est encore dans le désert (plus ou moins: Moab c’est la plus grande ville à des km et c’est franchement pas grand). En fait, le plus important c’est surtout ça: IL Y A UNE DOUCHE. (Bah oui, en dormant sur la parking, vous croyez sérieusement qu’on a eu une douche? Et puis en dormant sur la plage sur lac Powell, vous croyez aussi réellement qu’on a eu une douche? => On Pue, CQFD) On en profite, on se fait un petit restau (enfin de la nourriture AUTRE que des sandwichs bagels). La belle vie!

On se réveille donc en plein forme pour visiter Arches National Park! Ahhh si seulement. Ce matin reçoit officiellement la palme de la matinée la plus galère. On décide d’aller s’installer au camping de Moab (l’hôtel c’est trop un truc de gens propres, on se sent pas très à l’aise). On trouve un emplacement tellement parfait que ça ne pouvait pas être vrai: une fois la tente montée (toutes les sardines plantées) on réalise que l’emplacement est déjà réservé parce qu’il y a déjà la preuve de paiement pour cette nuit là. Bon, tant pis, on va se mettre en plein soleil. On se déplace donc. C’est pas compliqué, on part pour Arches. Ah… mais c’est pas sensé être à 3miles de Moab??? Pourquoi on en a fait 25 et on a pas trouvé l’entrée du parc? On se rend à l’évidence: on l’a ratée. On fait demi-tour, on retrouve l’entrée du parc, on rentre. On regarde le petit itinéraire que nous a conseillé le ranger: il y a pas mal de trajet en voiture pour accéder aux départs de rando… Sauf qu’avec nos conneries on a plus assez d’essence. On sort du parc. On retourne à Moab (à 3miles donc). On prend de l’essence. On re-rentre dans le parc (sans rater l’entrée cette fois). ON Y EST. Mais maintenant on est légèrement blasées et on a déjà carrément trop chaud: l’idée était de randonner le matin sauf qu’il est 13h et puis on a faim. On se ballade un peu, on meurt de chaud, le soleil est caché derrière des nuages la moitié du temps. On alterne 20min de rando avec 20min de caisse pour changer de mini trail…

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BREF: ça nous plait pas trop trop, même si c’est très joli. Il fait évidemment trop chaud pour se lancer dans une grande randonnée, alors on attend un peu avant de se lancer à l’assaut de ‘Delicate Arche’, la plus célèbre des arches de l’Utah!

Une rando absolument magnifique, ça monte, ça monte, aïe les chevilles, mais qu’est-ce que c’est beau ! Le trail étant plus long, il y a beaucoup moins de touristes, le soleil est revenu, on s’est détendues (on a mangé en fait) et on apprécie réellement la beauté du lieu à sa juste valeur pour la première fois de la journée. Je vous laisse admirer!

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On trouve une douche dans un autre camping, on boit une bière au bord de la piscine du camping que la gardienne nous autorise gentiment à squatter (on devait lui faire un peu pitié faut dire).

Le lendemain: réveil 5h. KABOUM. C’est pour une bonne cause: mission lever de soleil à Dead Horse Point (me demandez pas pour le nom, j’ai oublié). C’est un canyon, le petit frère du grand canyon. Immense et magnifique, mais nettement moins profond. Le lever de soleil est magnifique, malgré le fait que nos paupières soient encore collées.

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Une fois le soleil levé… Direction Capitol Reef ! Une étape pas prévue au programme initial mais qui a révélé de bonnes surprises ! (à suivre donc…)

Etape 4: Monument Valley.

Well, nous voilà donc parties pour Monument Valley. Et nous voilà en territoire Navajo. On s’embarque donc une fois arrivée sur le scenic drive: une route d’une trentaine de km qui se ballade dans les cailloux mythiques de la Monument Valley. Soit, allons-y gaiement!

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Ah. Le chemin, encore une fois…. est en sable. Un peu méfiante, on se lance quand même, voyant plein de petites voitures comme la notre (rappelez vous, le break familial est une petite voiture aux États-Unis). MAIS: il est absolument hors de question de se coincer dans le sable à nouveau ici puisque les pickups sont plus rares, que pour le coup la ville est très loin et que nous sommes en territoire Navajo et que la Monument Valley n’étant pas un National Park… Il n’y a pas de gentil power rangers pour venir à notre rescousse. Bon, dans le doute, pas rassurées du tout (la route est franchement dégueulasse), nous finissons le chemin à pieds vers un des points de vue. Évidemment, c’est magnifique, on est pleinement dans le far west! Et on adore!

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Évidemment, encore une fois (et comme partout), aucune idée d’où on va dormir la nuit. Bon, c’est pas grave, y a un parking, ça fera le taf. Après le plus beau pique nique spot du séjour et un merveilleux coucher de soleil, direction le camping la voiture pour une bonne nuit de sommeil.

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Réveil à 5h du matin… et WAAAAAAAH. Le parking est vide. Les touristes ne sont pas encore arrivés. Seuls les gens de l’hôtel sont éveillés comme nous pour admirer ce magnifique lever de soleil. Un petit café en admirant la splendeur du lieu et hop hop hop il est déjà temps de bouger ! De toute façon les touristes commencent à envahir le lieu.

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Direction Arches National Park! Oh, mais bien sur avant de partir, nous avons fait le plein de bijoux Navajo, fait à la main avec de magnifiques pierres qui viennent de la région.

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Et sur la route, un petit extra. Lors d’un discussion avec un charmant ranger au grand canyon… On a cru comprendre qu’il fallait s’aventurer sur une petite route encore une fois pas très praticable sans 4×4 mais avec un panorama splendide à l’arrivée. Soit. Lançons nous, nous avons retrouvé toute confiance en la qualité allemande. De plus, après toutes ces épreuves, la voiture n’est plus franchement un break, on en a fait un 4×4 familial. Après une route à vomir qui monte un canyon en d’innombrables virages en épingle… nous arrivons effectivement à un panorama magnifique sur la Monument Valley et les canyons alentours!

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Etape 3: Lake Powell.

Départ du grand canyon que l’on a un peu de mal à quitter. Cela dit, on sait très bien que ce n’était que la première étape (Vegas ne compte pas franchement en fait) et que tant de merveilles nous attendent encore! Nous voilà donc parties pour le Lake Powell. Le Lake Powell est en fait un lac artificiel. Pour faire simple, la Colorado River (celle qui creuse le grand canyon) a commencé à creuser des canyons plus petits tout le long de sa route. Puisque c’est le désert et que la rivière est grosse et qu’elle passe par pas mal d’états américains, des barrages ont été construits pour assurer les besoins en eau de chaque état. Donc en gros, le Lake Powell est un canyon noyé artificiellement!

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Encore la même galère, on a rien réservé, les campings traditionnels (ceux dans lesquels il y a des douches) sont tous complets évidemment. Bref on se retrouve à l’office du tourisme de la ville de Page, à côté du lac. La nana nous laisse bouche bée en nous disant: ‘que diriez-vous de vous réveiller avec les pieds dans le lac?’ AH BAH OUAIS ON VEUT OUAIS ! Pour 10$ la nuit? OK. On y va et on écoute bien la recommandation: « You don’t want to get stuck into the sand. So just turn left when you get there. » Ok, on veut aller à gauche pour pas s’ensabler. Roule ma poule, on passe la frontière de l’état de l’Arizona puisque le camping est en Utah (disons à la frontière). On arrive, que des pickups et une route dans les dunes. Ça nous fait pas peur, notre petit break Volkswagen est fort, on croit en la qualité européenne. On y va. On prend à gauche. Puis à gauche. Puis à droite (parce que la route de gauche a pas du tout du tout l’air d’aller vers le lac). Puis on continue. Tout va bien. La route est en sable mais on est ok. On a une confiance totale en la ‘Deutsche Qualität’. Ah… Ah… on avance plus là nan? C’est quoi ce bruit bizarre dans le moteur?

ET MERDE.

(Forcément me direz-vous, puisqu’on a pris à droite)

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Bref, il fait 45° voire 50°. Il est midi, il fait très très chaud, le soleil tape. Et la voiture est bloquée dans les dunes. DAMAGE CONTROL. Ok c’est pas grave, je cours jusqu’à la civilisation (un carrefour bétonné plutôt: la civilisation est réduite, y a peut-être de l’eau mais ça reste le désert). Un poil paniquée, j’arrête le premier pickup que je vois: « HEEEEEEEEEEEEEEEEELP!!!! » avec des grand signes. Je leur explique vaguement la situation. Ok, l’américain est serviable, ils vont chercher des câbles et reviennent nous chercher dans une dizaine de minutes. Entre temps, je manque de me déshydrater (bigre il fait chaud). Tout ça pour qu’en fait, les rangers, que l’on avait pas encore vus s’occupent de nous et viennent nous chercher. On se sent un poil stupide mais manifestement nous ne sommes pas les premières de la journée à se coincer à cet endroit précis. Les rangers nous accompagnent jusqu’à la plage à proprement dit. Et ouf. On peut s’installer tranquillement sur le meilleur spot de camping de tout le séjour. Notre idée de s’installer directement à 1m du lac est vite suivie par les quelques campeurs qui galèrent comme nous à monter une tente avec un vent pareil dans le sable. Bref. Ca nous prend très très longtemps de faire tenir la tente sans qu’elle ait l’air de s’envoler. On y arrive et ahhhhhh c’est l’heure de la baignade. L’eau est bonne, on a pas pris de douche la veille alors on en profite pour se rincer. Et c’est bien agréable. L’eau est bleue comme dans les caraïbes, c’est magnifique et ENFIN ON EST AU FRAIS.

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On ne passe qu’une demi-journée au Lake Powell et on en profite pour faire du Paddle Board. Mais si vous savez, ce truc qui ressemble vaguement au surf sauf que tu pagaye au lieu de glisser sur la vague. Bah laissez moi vous dire qu’au début j’aime pas ça et qu’allez savoir pourquoi ça me fout une peur bleue de ne pas contrôler cette planche totalement instable. Bref, au final je m’en sors plutôt bien. Le petit hic c’est que la Paddle Board de Marina se remplit peu à peu donc les filles finissent en canoë à deux sur une planche. Amusant!

Et après midi… Direction Monument Valley! Nous quittons l’eau!

Etape 2: Grand Canyon National Park.

Comme je le disais, le désert n’est jamais bien loin de Vegas, et c’est tant mieux! Départ à 5h du matin pour notre deuxième étape: 3jours au Grand Canyon. La course contre la montre commence, il nous FAUT une place au camping. Et sur le route du camping… wow wow WOW! Entre quelques arbres, nous apercevons l’immensité magnifique du Grand Canyon. Toutes les photos, images et autre lectures que nous avions vues ne décrivent pas suffisamment bien l’immensité de ce Canyon. Et c’est en s’arrêtant que l’on observe, loin, très loin au fond du canyon cette petite rivière qui semble toute gentille et calme. Ah, rétablissons une chose: si il y a un canyon, c’est que justement la rivière a creusé depuis 6millions d’années dans la roche. Pas si calme que ça donc la rivière, mais la première interrogation demeure: comment une rivière a pu creuser ce truc??? Explications géologiques après explications géologiques, nous commençons à comprendre (mais il faut quand même bien nous expliquer, parce que ça semble fou).

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Passons aux choses sérieuses, après une visite au Visitor Center et un bon gros barbecue (bah oui, il faut bien faire goûter les s’mores à Marina et faire sa culture américaine du ‘camp’), parlons rando. Après tout, on est pas venues pour regarder le canyon uniquement (même si on ne s’en lasse pas) mais pour l’explorer, pour aller voir le tout d’un peu plus près. Alors on s’organise. On a 15 000 litres d’eau, il fait facile 35°, il faut de bonnes chaussures et se lever très tôt. Ça tombe bien en fait puisque la lumière se fait rare assez vite (le soleil se couche à 20h30 et nous avons très peu de lampes) et elle revient très tôt le matin (le soleil se lève vers 5h, et nous dormons dans une tente, donc il nous réveille). Par conséquent, on vit avec le rythme du soleil, on se couche très tôt, on se lève très tôt et zouuuu on va randonner de façon à être de retour sur la rive du canyon aux alentours de midi (maximum puisque qu’être dans le canyon aux heures chaudes relève de l’exploit, et on est pas venues pour se liquéfier).

Oh, j’ai failli oublier de vous dire que le coucher du soleil est magnifique !

Un aperçu de la culture ‘American Camp’!

Le premier jour, direction le South Kaibob Trail avec rando guidée avec un ranger. Ouais, bah on a vite trouvé ça très ennuyeux. On attendait les explications géologiques, les informations sur la nature etc… et tout ce que l’on a appris se résume à: les écureuils sont méchants il ne faut pas les nourrir, il y a des gens qui meurent dans le canyon alors il faut boire de l’eau, il y a des gens qui meurent dans le canyon alors il faut prévoir sa rando en fonction de ses capacités, il y a des gens qui meurent dans le canyon et enfin: il y a des gens qui meurent dans le canyon. Ok, on a de l’eau, on est équipées, on se lance pas dans un truc de tarées… Bref, on se contrefout du blabla du ranger. (c’est très américain tout ce bla bla bla d’ailleurs) On descend donc dans le canyon, doucement mais sûrement… pour admirer le panorama à 360° à l’intérieur du canyon et on s’empresse de remonter avant qu’il ne fasse trop chaud et que le soleil tape trop fort dans la montée. C’est beau. Je vous laisse admirer via les photos (qui selon moi ne reflète en rien l’immensité du canyon car je trouve que les photos sont très réductrices).

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Le deuxième jour, on mise sur la ballade pèpère. On part plus tard et direction le Rim Trail, le trail qui longe la rive sud du grand canyon (la rive nord n’était pas vraiment sur notre itinéraire puisque très loin). Le Rim Trail fait environ 17km, mais comme on part plus tard, on n’en fait que 5, et on prend la navette pour accéder aux autres points de vue. Disons que les points de vue sont magnifiques. Tantôt au bord du vide, tantôt bien sur la terre ferme. Et le soir, nous nous récompensons avec une bière nommée : « Grand Canyon ». Et ouais, la bière du grand canyon. (je suis à deux doigts de penser que l’étiquette est faite pour faire vendre, puisque la brasserie est quand même à une centaine de km du grand canyon.)

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AOUTCH. Réveil 4h du matin le dernier jour au grand canyon. Et oui, c’est le prix du magnifique lever de soleil sur le canyon à côté du départ du Bright Angel Trail. Timing parfait, le lever du soleil est très beau, il fait encore frais (disons 25°). Et c’est parti pour le bright Angel Trail avec Marina. Nous ne parcourons que 10km (5 de descente, 5 de montée) sur les 25km totaux du trail (aller et retour). Et 10 c’est en fait largement suffisant, ça descend bien et ça remonte sévère aussi du coup! 4h30 de marche en se balladant dans le canyon. Ce trail est dit pour être le plus impressionnant du canyon… Ce n’est probablement pas faux, c’est magnifique. L’angle est nouveau puisqu’au lieu de descendre sur un plateau comme le trail du premier jour, nous descendons dans une gorge, ce qui limite le panorama mais ne le rend pas moins impressionnant. Cela nous donne l’occasion de se faire attaquer par des écureuils. Nous confirmons: ils sont méchants. Et ils ont voulu me voler mes Goldfish. (Et ceux qui me connaissent avec mes goldfish [les petits gâteaux américains salés, pas les réels poissons rouges] savent bien que je ne rigole pas avec ça.) On sauve les gâteaux au péril de notre vie (les écureuils nous attaquent et nous on est au bord du canyon). Moralité: LES ECUREUILS SONT MECHANTS. Et nous passons la soirée devant un merveilleux coucher du soleil sur la grand canyon. C’est très joli, on en profite, c’est peut-être le dernier de notre vie. Nous profitons au passage d’un ‘rangers talk’ sur les Condors californiens. Intéressant!

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C'est de tout là haut que l'on est descendues!!

C’est de tout là haut que l’on est descendues!!

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Et c’est déjà la fin de notre première étape. Prochain objectif déjà en tête. Si l’occasion se représente, l’objectif sera d’aller dormir au fond du canyon, dans les refuges qui permettent de descendre jusqu’à la rivière et de repartir le lendemain matin. Plus tard dans ma vie peut-être! (l’idée est déjà bien ancrée cela dit)

Vegas Babe

2semaines et demi. 8 étapes. 1300 miles. Un break Volkswagen. Trois nanas. Des vacances.

Première et dernière étape: Las Vegas.

Welcome to fabulous Las Vegas…

Ouais ouais ouais ouais on sait tous que ce qui se passe à Vegas reste à Vegas, que c’est en plein milieu du désert et que c’est une ville de fou. Tout cela est probablement vrai. Toujours est-il que passé la première étape de deux jours à Vegas, j’avais encore une image positive de cette ville (si on oublie l’aberration de cette ville en plein milieu du désert). A la fin du séjour, les trois jours à Vegas ont par contre été de trop. Deux jours c’est bien, plus c’est TROP. La folie de cette ville est épuisante, beaucoup trop présente. Sex addicts, drogue addicts, game addicts et alcooliques s’y plaisent beaucoup. Évidemment, c’est la ville du vice. Ne correspondant à aucune des catégories listées ci-dessus, Las Vegas a eu un intérêt assez limité pour ma part. Il faut aussi noter que j’ai un réel problème avec l’idée de construire une ville du vice (le vice est gourmand en ressources) en plein milieu du désert où justement les ressources sont rares. Le prix des denrées alimentaires ou autres y est donc très (trop) élevé.

Cela étant dit. Cette ville de tarés est à voir et je ne regrette absolument pas de l’avoir vue. L’absence d’horloge, les ciels artificiels, les reconstructions de New York, Venise et Paris en intérieur, les casinos, les piscines énormes… Tout cela est à voir. Mais inutile de boire, la folie ambiante rend ivre et donne l’impression d’une dimension parallèle où la vraie vie (mais oui vous savez celle où on gagne de l’argent en travaillant, où le romantisme ne se résume pas à un restaurant chic, où l’excès de drogue et de sexe ne sont pas la norme…) n’est plus. Moralité: moi je préfère ma vraie vie, elle est vachement plus cool que ce monde basé sur les apparences, où le vice fait partie intégrante, n’ayant pas exactement un penchant aussi prononcé pour le vice.

Heureusement, le désert n’est jamais loin, et il est assez facile d’échapper à la foule monstre peuplant les rues, hôtels et magasins de Vegas.

A la fin du séjour, c’est avec joie que je quitte Vegas, heureuse de revenir enfin à une civilisation équilibrée dans le Northwest Pacific.

HOME SWEET HOME.

Home sweet home. Seattle. La douche. Des gens bizarres mais moins qu’à Vegas. Du vert. Du vert. Du vert. Pas de canyon. 25°C max. 4th of July.

Bref, je suis rentrée à la maison, et j’en suis bien contente! Ah mais attendez, la maison… Ouais, Seattle c’est ma maison pour encore une semaine et je suis bien contente de retrouver l’Evergreen State. Il faut noter que le vert s’est fait très rare dans le far west américain.

Pour la dernière semaine de ce blog (puisqu’une fois à la maison – celle de France – je n’aurai plus d’aventures américaines à vous conter), Je vais vous faire un petit récit de ce road trip en plusieurs articles avec photos à l’appui (après premier tri j’ai encore 785 photos) et anecdotes croustillantes, puisque trois filles dans le far west… Bah ça donne des situations drôles.

En attendant tout cela… Je commence ma dernière semaine après une merveilleuse célébration du 4 juillet. Drapeaux américains PARTOUT (sur les sous-vêtements particulièrement)… Des gens ivres, fous, bizarres, normaux aussi qui célèbrent tous l’indépendance. En vrai, j’ai plutôt eu l’impression que la majorité des gens n’étaient pas animés d’un patriotisme incroyable mais voyaient plutôt en ce jour une bonne occasion de faire la fête et de boire plus que de raison.

De Gasworks au centre ville sur un toit… Nous nous sommes bien baladés, petits frenchies et américains tous mélangés (eh come on, on a joué un rôle dans l’Independence Day quand même alors bon, on fête aussi). Et au final, on a raté le feu d’artifice, puisqu’à ce moment là on était… bah justement en train d’aller d’un point à un autre et donc dans le bus. Une soirée fabuleuse, malgré quelques ignorants qui ne comprennent pas ce que font des français à une fête sur l’indépendance ou des américains profonds littéralement ivres morts pensant que nous sommes un groupe de gays et commençant à chercher les embrouilles. Bref, une bonne soirée quand même. Une bonne expérience, dernière fête américaine que j’aurai l’occasion de célébrer cette année !

Concernant le moral, tout va bien, j’ai une hâte folle de rentrer à la maison (celle qui a pas bougé depuis 20ans), de revoir tout le monde etc etc. Malgré tout je sais bien que le départ ne sera pas simple. Je m’y prépare (il faut bien, la valise va pas se faire seule, et elle va être grosse) et je me rends compte chaque jour que Seattle est vraiment une ville bonne à vivre et magnifiquement belle (quand il fait beau). La perspective du départ aide probablement à avoir cette image ultra positive sur la ville que je vais bientôt quitter. Dans tous les cas, je suis contente de mon année. Ca fait partie du deal: à un moment on part et à un moment on rentre.

ET BIEN RENTRONS DONC ALORS (puisque de toute façon je n’ai même pas le choix).

A dans une semaine en vrai… Mais vous pouvez suivre la saga Road trip pas du tout girly ici aussi !

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